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Emmanuelle Almeras (Le Koissa)

Chapitre 5 3.6 : Le corps comme paysage vivant : haut, bas, dedans, dehors.

Le corps comme paysage vivant : haut, bas, dedans, dehors Une des choses les plus belles dans ce chapitre, c’est sa manière de parler du corps. Pas comme d’une machine, mais comme d’un paysage vivant 🌿. Il y a le haut et le bas ⬆️⬇️. L’intérieur et l’extérieur 🚪. Ce qui monte et ce qui descend. Ce qui sort, ce qui entre, ce qui circule bien, ce qui se trouble. Cette manière de penser peut sembler ancienne. Et pourtant, elle parle encore très bien à notre expérience. Qui n’a jamais senti que “ça montait” ? 🌡️ La tension à la tête. La chaleur au visage. L’impression que quelque chose pousse vers le haut. Qui n’a jamais senti au contraire une lourdeur qui tire vers le bas ? 🪵 Un corps moins disponible, moins léger, moins mobile ? Qui n’a jamais expérimenté aussi ce décalage étrange entre un extérieur qui tient encore debout, sourit, avance 🙂, et un intérieur déjà fatigué 😴 ? Dans ce regard classique, le corps ne ment pas vraiment. Il exprime, à sa manière, des orientations, des déséquilibres, des compensations. On peut penser à des situations très simples : un repas pris trop vite 🍽️ qui laisse une sensation de blocage ;une journée à courir 🏃 qui chauffe la tête mais vide l’assise ;une période de stress où l’on respire plus haut, plus court 🌬️ ;une fatigue profonde qui rend tout plus lent, comme si le corps cherchait à économiser 🔋. Le texte ne sépare pas le corps en morceaux. Il regarde des relations d’ensemble. Et cela invite à une question très simple, presque quotidienne : qu’est-ce qui, en moi, monte trop ? qu’est-ce qui ne descend plus ? qu’est-ce qui se disperse ? qu’est-ce qui se fige ? Parfois, commencer à observer ainsi change déjà la qualité de l’écoute que l’on a de soi. Emmanuelle

chapitre 5. 2.6 Quand l’équilibre se dérègle : trop, pas assez, ou à contre-sens

Illustration Yin Yang avec contraste fort entre obscurité et lumière, représentant le déséquilibre entre excès, insuffisance et inversion selon le Su Wen.

Quand l’équilibre se dérègle : trop, pas assez, ou à contre-sens   Dans le Huángdì Nèijīng 黃帝內經 (Classique interne de l’Empereur Jaune), le déséquilibre n’est pas toujours une question de « bonne » ou de « mauvaise » nature. Très souvent, c’est une question de mesure ⚖️ ou de mouvement contrarié 🔄. Quelque chose monte trop ⬆️. Quelque chose ne descend plus ⬇️. Quelque chose déborde 🌡️. Quelque chose se bloque 🪨. Quelque chose s’épuise à force d’être sollicité 🔥. Quand le mouvement perd sa juste mesure Le texte parle de chaleur, de froid, de clarté, de turbidité, de mouvements conformes ou inversés. Autrement dit, il observe ce qui se passe lorsque la circulation du vivant perd sa fluidité. Dans le quotidien, cela peut être très parlant. Avoir la tête pleine 🧠, l’esprit qui tourne sans arrêt, mais les jambes sans élan. Se sentir lourd, ralenti ou embrouillé 🌫️, comme si tout devenait plus épais. Ou encore être épuisé 😮‍💨, mais incapable de se poser véritablement. Ce sont des expériences très humaines. Elles montrent que l’équilibre ne peut pas se résumer à « il faut plus de Yin » ou « il faut plus de Yang ». Yin 陰 (versant ombragé) et Yang 陽 (versant ensoleillé) ne sont pas des quantités que l’on ajouterait mécaniquement. Ils décrivent aussi des relations, des directions et des transformations. Observer le sens du mouvement Il faut surtout regarder ce qui se passe 👀. Est-ce que cela chauffe trop ? 🔥Est-ce que cela se fige ? ❄️Est-ce que cela sort ou déborde ? 🌊Est-ce que cela n’arrive plus à circuler ? 🚧 Le texte ancien est souvent plus fin que nos résumés modernes. Il ne demande pas seulement s’il y a du Yin ou du Yang. Il invite à observer : Où cela va-t-il ? Dans quel sens ? Avec quelle intensité ? Et à quel prix pour le reste ? Cette manière d’observer demande un peu de patience, mais elle permet de sortir des catégories trop rapides. 📚 Retrouvez l’ensemble de cette lecture dans le sommaire du Huángdì Nèijīng 黃帝內經 (Classique interne de l’Empereur Jaune). Emmanuelle La semaine prochaine, je poursuivrai cette lecture du chapitre 5 avec un autre fil, toujours à partir du même texte et au plus près de l’expérience vécue. ← Précédent | Sommaire HDNJ | Suivant → All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 23 avril 2026/1 Comment Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More Comprendre les textes classiques : une lecture du Huang Di Nei Jing 19 mai 2026/No Comments "Celui qui connaît les lois du Ciel et de la Terre peut préserver l’harmonie." Cet extrait du Su Wen introduit… Read More Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing 26 mai 2026/No Comments Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing   Dans le premier… Read More Load More End of Content. PrécédentSuivant

Yin et Yang 1.6 : une relation avant d’être une définition

Illustration de Huangdi et Qibo en opposition Yin et Yang, montrant leur interaction dynamique entre nuit et jour, froid et chaleur selon le chapitre 5 du Su Wen.

Yin et Yang : une relation vivante avant d’être une définition Le premier malentendu, c’est de croire que le Yin et le Yang sont deux cases. Comme si l’on pouvait coller une étiquette sur quelque chose et dire : « cela est Yin » ou « cela est Yang », une bonne fois pour toutes. Dans cette lecture du chapitre 5 du Sùwèn 素問 (Questions fondamentales), le texte nous invite à regarder autrement. Ni deux cases, ni deux opposés figés Yīn 陰 (versant ombragé) et Yáng 陽 (versant ensoleillé) ne sont pas deux objets séparés. Ils forment une relation vivante, mobile et dépendante du contexte. Le jour prend sens par rapport à la nuit. L’activité par rapport au repos. L’extérieur par rapport à l’intérieur. Le haut par rapport au bas. Le chaud par rapport au froid. Autrement dit, Yin et Yang ne décrivent pas seulement des qualités. Ils permettent d’observer des écarts, des dynamiques, des alternances et des appuis mutuels. Une relation qui change avec le contexte On peut le ressentir très simplement dans la vie quotidienne. Un après-midi d’été, animé, lumineux et ouvert vers l’extérieur, n’a pas la même qualité qu’un soir calme, silencieux et tourné vers le dedans. Une semaine chargée, pendant laquelle tout s’enchaîne, n’a pas la même dynamique qu’un matin où l’on prend enfin le temps de respirer, de manger tranquillement et de ne pas répondre à tout dans la minute. Rien de tout cela n’est « bien » ou « mal » en soi. Tout dépend du moment, du contexte, de la mesure et de l’état de la personne. Observer avant de classer Le Yang a sa place. Le Yin aussi. L’un met en mouvement. L’autre soutient, recueille et permet de préserver les ressources. Mais leurs rôles ne sont jamais totalement isolés : chacun existe et se transforme dans sa relation avec l’autre. Cette lecture du Huángdì Nèijīng 黃帝內經 (Classique interne de l’Empereur Jaune) rappelle ainsi quelque chose de simple et de précieux : la vie ne se comprend pas en opposant brutalement, mais en observant comment les contraires se répondent et se transforment. Cette manière de regarder permet de sortir des catégories trop rigides et d’accueillir davantage les nuances de l’expérience vécue. 📚 Retrouvez l’ensemble de cette lecture dans le sommaire du Huángdì Nèijīng 黃帝內經 (Classique interne de l’Empereur Jaune). Emmanuelle La lecture se poursuit avec les mouvements d’excès, d’insuffisance et d’inversion du Yin et du Yang. ← Précédent | Sommaire HDNJ | Suivant → All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 23 avril 2026/1 Comment Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More Comprendre les textes classiques : une lecture du Huang Di Nei Jing 19 mai 2026/No Comments "Celui qui connaît les lois du Ciel et de la Terre peut préserver l’harmonie." Cet extrait du Su Wen introduit… Read More Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing 26 mai 2026/No Comments Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing   Dans le premier… Read More Load More End of Content. PrécédentSuivant

Chez nous, vers Marseille, le vent…on connait.

Illustration des vents de Marseille avec mistral, tramontane, sirocco et levant, montrant leurs effets ressentis et leur dynamique selon les principes du Su Wen.

Comprendre le vent 💨 Ça souffle, c’est chiant. Ça claque les volets.Ça te sèche le linge en une heure.Ça te pique le nez.Ça te fait mal aux oreilles. — 💨 Le mistralIl rend nerveux.Il agite.T’as l’impression d’être sous tension… sans raison. 👉 Soleil ou pas… il est froid. — 🔥 Le siroccoL’air est lourd.Chargé.Ça colle, ça fatigue…et ta voiture est recouverte de sable. — ❄️ Parfois t’as froid.Mais au soleil, derrière la vitre… t’as trop chaud. 👉 La température ressentie… rien à voir. — On vit avec.Mais on ne le regarde jamais vraiment. — Dans le Su Wen,le vent n’est pas juste du vent. C’est un mouvement. Une influence. Quelque chose qui interagit avec toi. — 💨 Ce qui t’agite❄️ Ce qui te contracte🔥 Ce qui t’épuise🌫️ Ce qui t’alourdit — 👉 Ce que tu ressens… c’est réel. — Observer ça,c’est déjà commencer à comprendre. Et peut-être… à ne plus subir.💨 Emmanuelle   ← Précédent | À lire ensuite | Suivant → All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 23 avril 2026/1 Comment Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More Comprendre les textes classiques : une lecture du Huang Di Nei Jing 19 mai 2026/No Comments "Celui qui connaît les lois du Ciel et de la Terre peut préserver l’harmonie." Cet extrait du Su Wen introduit… Read More Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing 26 mai 2026/No Comments Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing   Dans le premier… Read More Load More End of Content. précédentSuivant