Emmanuelle Almeras (Le Koissa)

🌿 Su Wen : quelle lecture aujourd’hui ?

Illustration moderne inspirée du Su Wen montrant une famille pratiquant méditation, activité physique, repos et alimentation équilibrée, autour du symbole Yin-Yang et des cycles naturels.

Réflexion autour du chapitre 1 Nous avons pris le temps de parcourir le premier chapitre du Huang Di Nei Jing. Un texte ancien.Très ancien. Et pourtant… 👉 La question posée reste étonnamment actuelle : Pourquoi l’être humain perd-il progressivement en stabilité, en régularité, en cohérence ? 📜 Un constat qui traverse le temps Le Su Wen ne décrit pas une époque idéale avec nostalgie. 👉 Il met en évidence un écart. Entre : 💭 Et cet écart… n’a pas disparu. 🔄 Le rythme existe toujours Les cycles décrits dans le texte ne se sont pas arrêtés. 👉 Le développement suit toujours un rythme👉 Les transformations continuent d’opérer👉 Le temps agit, de manière constante ⏳ Mais aujourd’hui : 👉 nous avons plus de difficulté à percevoir ces rythmes👉 à les respecter👉 à nous y ajuster ⚖️ Ce que le texte ne dit pas Il ne dit pas : 👉 “il faut revenir en arrière”👉 “il faut vivre comme avant” 👉 Il ne propose pas un modèle à reproduire 💡 Il propose une lecture. 🌿 Une question de cohérence Dans le premier chapitre, tout converge vers une idée simple : 👉 la cohérence entre : 💭 Lorsque cette cohérence est présente : 👉 le mouvement est fluide👉 l’énergie circule👉 les transformations se font sans heurt 📍 25 siècles plus tard : qu’est-ce que cela change ? Nous ne vivons plus dans le même contexte. Mais certaines observations restent valables : 👉 irrégularité des rythmes👉 surcharge👉 difficulté à s’arrêter👉 dispersion de l’attention 📜 « …dispersent leur souffle véritable… » 🔎 Une lecture applicable aujourd’hui Lire le Huang Di Nei Jing aujourd’hui, ce n’est pas chercher une réponse immédiate. 👉 C’est affiner une observation. Très concrètement : 👉 À quel moment de la journée votre énergie change-t-elle ?👉 À quel moment avez-vous besoin de ralentir ?👉 À quel moment êtes-vous le plus stable ? 🧭 Une direction, pas une méthode Le texte ne donne pas de protocole. 👉 Il donne une orientation. 💭 Observer💭 Ajuster💭 Respecter un rythme 🌙 Ce que l’on peut retenir 25 siècles plus tard, la question reste ouverte. 👉 Le rythme existe toujours👉 Le corps continue de suivre des cycles👉 Mais notre manière de vivre peut les accompagner… ou les contrarier 👉 Et peut-être que la question n’est pas : “comment faire plus ?” 👉 Mais plutôt : “comment faire en accord ?” 🔄🌿 Emmanuelle ← Précédent | À lire ensuite | Suivant → All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 23 April 2026/No Comments Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More Comprendre les textes classiques : une lecture du Huang Di Nei Jing 19 May 2026/No Comments "Celui qui connaît les lois du Ciel et de la Terre peut préserver l’harmonie." Cet extrait du Su Wen introduit… Read More Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing 26 May 2026/No Comments Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing   Dans le premier… Read More ← Précédent

Cycles du Jing Su Wen

Huangdi et Qibo observant les étapes de la vie humaine dans un paysage chinois avec les saisons et le symbole Yin-Yang, illustrant le cycle humain et la voie du Dao dans le Su Wen.

Chapitre 1 (suite) Lorsque l’âge avance et que la capacité d’engendrer diminue,est-ce que cela signifie que la force est épuisée ? 📜Face au constat du déclin, Huangdi ne conclut pas. Il questionne. Pourquoi ? 💭 Ce “pourquoi” est essentiel. Il ne considère pas la perte comme une évidence. 👉 Il cherche à comprendre ce qui la provoque. Une image pour comprendre : la bougie 🕯️ Faisons une pause. Reprenons une image simple : 👉 celle d’une bougie. Nous ne naissons pas tous avec la même quantité de cire,ni avec la même mèche. 👉 La cire représente le Jing. Le Jing (精, Essence) constitue la racine du développement, de la croissance et de la transformation. Il s’inscrit dans une dynamique plus large où interviennent également le Qi (souffle) et le Shen (esprit). Cette essence est transmise à la naissance, issue de l’union des deux parents. Elle constitue une base. 👉 Un capital précieux. Un fondement à préserver. Dans les textes classiques, elle est décrite comme étant conservée au niveau des reins. Elle n’est pas inépuisable. 💭 Mais elle n’est pas totalement figée non plus. 👉 L’état intérieur, la stabilité, la qualité de vie peuvent en soutenir l’expression. C’est dans cet axe — souvent décrit comme la relation entre le rein et le cœur — que se joue une partie de cet équilibre. Dans les textes classiques, cette notion est centrale et revient comme un fil conducteur dans la compréhension du développement humain. La mèche : une question de rythme 🔄 Les rythmes de transformation : cycles de 7 et de 8 📜 Ces cycles constituent une base essentielle pour comprendre le développement humain et ses transformations dans les textes classiques de la médecine chinoise. Ils offrent un repère pour observer les grandes étapes de transformation au cours de la vie. Dans la continuité de cette réflexion, le texte introduit une notion essentielle : 👉 le développement humain suit des rythmes. Ces rythmes ne sont pas identiques selon qu’il s’agit d’une femme ou d’un homme. Chez la femme : un rythme en 7 Le texte décrit une évolution par cycles de 7 années. 📜 👉 Il ne s’agit pas d’une rupture brutale. Mais d’une progression. Ces cycles de 7 sont traditionnellement associés à l’évolution du Jing et à ses manifestations au cours de la vie. Chez l’homme : un rythme en 8 Le texte décrit un autre rythme, basé sur des cycles de 8 années.📜 👉 Là encore, il s’agit d’un mouvement progressif. Les cycles de 8 décrivent une autre modalité d’expression du Jing, avec une progression et une transformation propres. Une lecture à comprendre Ces cycles ne décrivent pas une règle fixe. 👉 Ils donnent un cadre. Ils permettent de comprendre que : Ce que cela change 👉 Le texte ne dit pas : “tout décline sans raison” 👉 Il montre que : ➡️ le temps agit➡️ mais que la manière de vivre influence ce mouvement 💭 Autrement dit : le rythme existe…mais la façon de le suivre fait la différence. Huang Di soulève alors une objection : Certains individus peuvent engendrer tardivement.Qibo répond que cela ne contredit pas le principe,mais témoigne simplement d’une réserve plus importante. Huang Di relance encore: Donc, si l’on suit le Dao*, est-il possible d’engendrer encore à un âge très avancé ?La réponse est claire : Bien que leur corps ait vécu une longue vie, Ils sont [encore] capables de produire des enfants. Huang Di reprend:J’ai entendu, il y avait de vrais hommes. Ils ont maintenu […] yin et yang. […] Ils se sont soutenus et ont gardé leur esprit.[…] Ils ont pu atteindre la longévité, en correspondance avec le ciel et la terre. Il n’y avait aucun moment où [leur vie aurait pu] prendre fin. Telle était leur vie dans le chemin. Ils ne sont pas présentés comme un modèle directement accessible, mais comme une référence qui permet d’éclairer les niveaux suivants. Qibo nuance cependant cette vision: Oui, Les Vrais Hommes ont rajouté à leur durée de vie et ont été très forts, ils ont quitté ce monde et sont partis du commun […] Le texte distingue ici plusieurs niveaux d’accomplissement, qui permettent de nuancer la relation entre longévité et manière de vivre. Ensuite, il y avait les sages.Ils vivaient en harmonie avec le ciel et la terre etIls ont suivi les modèles des huit vents**. Ils ont accumulé leurs envies et leurs désirs dans le monde et le monde communEt leur cœur ne connaissait pas de colère.Dans leurs activités, ils n’avaient aucune envie de se dissocier du monde;dans leur portant, ils n’avaient aucun désir d’être observés par le commun des mortels[…]Ils ont fait tous les efforts pour obtenir une détente paisible etIls considéraient la réalisation de soi comme un succès.Leur corps physique ne s’est pas dégradé etleur essence et leur esprit ne se dissipaient pas.Eux aussi pourraient atteindre un nombre de cent [années]. Ensuite, il y avait les hommes exemplaires.Ils ont pris le ciel comme loi et la terre comme règle;Leur apparence ressemblait au soleil et à la lune.Ils se sont distingués et ont arrangé les étoiles[…]Ils ont agi en union complète avec la Voie.Eux aussi ont pu ajouter à leur longue vie etd’avoir leur temps plein. Ces distinctions ne décrivent pas des catégories figées, mais des orientations possibles dans la manière de vivre et de se relier aux cycles. Le texte distingue ainsi plusieurs niveaux d’accomplissement.Et, par son absence, il dessine aussi la condition la plus commune. Entre ces différents niveaux, le texte ne juge pas. Il décrit. Il met en lumière une chose simple : la manière de vivre influence profondément la façon dont le temps agit ⏳ 💭 Et peut-être que la question n’est pas seulement :« jusqu’où peut-on aller ? »mais plutôt :« comment avançons-nous, à chaque étape du cycle ? » 🔄🌿 Emmanuelle *Le Dao (道) désigne ici une orientation fondamentale, une manière de s’accorder aux principes décrits dans les textes classiques. Nous reviendrons sur lui dans un post dédié **Cette notion sera abordée plus en détail ultérieurement

Le Su Wen : poser les bases

Huangdi et Qibo marchant dans un paysage chinois représentant les quatre saisons et les cycles naturels, avec la Grande Ourse dans le ciel, illustrant les principes du chapitre 1 du Su Wen.

Chapitre 1 Avant même de lire le chapitre, il est intéressant de s’arrêter sur son intitulé. 📜 « Discours sur le vrai Qi doté par le Ciel dans la haute Antiquité » On est loin d’un titre anodin. 👉 Il ne s’agit pas d’une indication technique.👉 Ni d’un thème simplifié. Dès les premiers mots, le texte pose un cadre : Autrement dit, on ne parle pas simplement de pratiques. 👉 On parle d’un état. D’un état considéré comme juste, donné, en accord avec quelque chose de plus vaste. Et c’est à partir de là que le texte commence. 📜 « Autrefois, il y avait Huangdi… » Le chapitre ne débute pas par une explication. 👉 Il commence par une figure.👉 Par un temps.👉 Par un état. On nous parle d’un moment où quelque chose était encore en place. Où la relation entre le Ciel, l’être humain et la Terre ne semblait pas poser de problème particulier. Puis, très rapidement, une question apparaît. Non pas formulée de manière abstraite…mais à partir d’un constat : 👉 les anciens pouvaient vivre longtemps, parfois jusqu’à cent ans, sans que leurs capacités ne s’affaiblissent. Alors qu’aujourd’hui, les individus voient leurs forces décliner bien plus tôt ? 🌿 Mais de quel ‘aujourd’hui’ parle-t-on ? C’est dans cet écart que le texte va s’installer. Pas pour juger. 👉 Mais pour comprendre. Cela invite à réfléchir 💭 Nous sommes plusieurs siècles avant notre ère, et pourtant cette idée d’une longévité préservée est déjà posée. Non pas comme une exception… mais comme une possibilité autrefois acquise. 💭 Ce que le texte suggère, ce n’est pas simplement une vie plus longue. C’est une vie maintenue dans un état de cohérence ⚖️ La réponse de Qibo Qibo ne donne pas une explication compliquée. Il pose des faits. 🌿 Les anciens : 👉 Résultat : Et aujourd’hui… ou plutôt, depuis quand ? Le texte est très clair. 👉 Les comportements ont changé : excès📜 « …consument leur quintessence dans leurs désirs et dispersent leur souffle véritable… » 👉 aujourd’hui : recherche constante, difficulté à s’arrêter irrégularité📜 « …adoptent le comportement absurde comme étant régulier… » 👉 aujourd’hui : perte de repères, rythme instable dispersion📜 « …épuisent leur essence et dissipent leur vrai Qi… » 👉 aujourd’hui : énergie fragmentée perte de mesure📜 « …font tous les efforts pour plaire à leurs cœurs, mais s’opposent au vrai bonheur de la vie… » 👉 aujourd’hui : satisfaction immédiate au détriment de l’équilibre 💭 Ce n’est pas une question de temps. C’est une question de manière de vivre. 📜 « Quand les sages de la haute Antiquité enseignaient… » 👉 ils insistaient sur des états simples : 📜 « Le calme, la paix, le vide… et le vrai Qi suit. » 📜 « Lorsque l’essence et l’esprit sont gardés à l’intérieur…d’où pourrait venir le déséquilibre ? » Ce qu’il faut retenir Le texte ne donne pas une technique. Il donne une direction. Le lien entre le Ciel, l’être humain et la Terre n’a pas disparu. Mais il s’est progressivement désaccordé 🌗 💭 Et peut-être que la question n’est pas tant : 👉 « Qu’avons-nous perdu ? » Mais plutôt : 👉 « À quel moment avons-nous cessé d’écouter ? » 👀 Ce qui frappe à la lecture de ces premières lignes, c’est la proximité entre ces temps anciens… et aujourd’hui. Comme si, malgré les siècles, certaines questions n’avaient jamais cessé de nous accompagner ⏳ Alors, asseyons-nous un instant.Portons l’attention sur la respiration…et tournons le regard vers l’intérieur Et cela commence, très simplement, par une observation : 🌙 À quel moment de la journée votre énergie change-t-elle réellement ?   Emmanuelle ← Précédent | À lire ensuite | Suivant → All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 23 April 2026/No Comments Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More Comprendre les textes classiques : une lecture du Huang Di Nei Jing 19 May 2026/No Comments "Celui qui connaît les lois du Ciel et de la Terre peut préserver l’harmonie." Cet extrait du Su Wen introduit… Read More Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing 26 May 2026/No Comments Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing   Dans le premier… Read More ← Précédent

Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing

Huangdi et Qibo marchant et discutant sous des cerisiers en fleurs dans un paysage de Chine antique, entourés de personnes de tous âges en harmonie, illustrant les principes du Su Wen.

Le Su Wen et le Ling Shu : comprendre la structure du Huang Di Nei Jing   Dans le premier article, nous avons posé une question. Avant d’aller plus loin, il est nécessaire de comprendre comment s’organise le texte sur lequel nous allons nous appuyer : le Huang Di Nei Jing. 📜 Je précise un point important : Je ne parle pas chinois. Je m’appuierai donc sur différentes traductions (Baptiste Deneuve, Jean Motte, Paul U. Unschuld, Hermann Tessenow…), ainsi que sur mes notes de formation. 👉 Les mots varient.👉 Les formulations aussi. Mais la structure du texte reste stable. Deux parties complémentaires Le Huang Di Nei Jing est composé de deux ensembles : 👉 le Su Wen👉 le Ling Shu Chacun comprend 81 chapitres. Le Su Wen : les principes fondamentaux Le Su Wen, généralement traduit par « Questions simples », pose les bases. On y trouve : 👉 C’est un texte de compréhension. Le Ling Shu : la mise en mouvement Le Ling Shu, souvent traduit par « Pivot spirituel », développe une approche plus concrète. On y trouve : 👉 C’est un texte d’application. Une lecture complémentaire Il ne s’agit pas de deux approches opposées. ⚖️ Elles fonctionnent ensemble : 👉 Le texte propose une progression : comprendre → observer → ajuster 📜 C’est dans cette logique que s’inscrit cette série. Nous commencerons par le Su Wen, afin de poser un cadre clair. 👉 Dans le prochain article, nous entrerons dans le premier chapitre… et dans la question qui en constitue le point de départ.   ← Précédent | À lire ensuite | Suivant →   ← Précédent All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 16 April 2026/No Comments Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More

Comprendre les textes classiques : une lecture du Huang Di Nei Jing

Huangdi et Qibo discutant sur un chemin dans un paysage de Chine antique, sous la constellation de la Grande Ourse, illustrant le dialogue fondateur du Su Wen en médecine chinoise traditionnelle.

“Celui qui connaît les lois du Ciel et de la Terre peut préserver l’harmonie.” Cet extrait du Su Wen introduit la relation fondamentale entre l’être humain et les cycles naturels. Il pose les bases de l’observation du vivant selon les lois du Ciel et de la Terre.

Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing

Huangdi et Qibo marchant dans un paysage chinois ancien, illustration du dialogue du Huang Di Nei Jing et de la transmission des textes classiques

Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique de base de la médecine traditionnelle chinoise : Le Huang Di Nei Jing ou hdnj, Classique de l’empereur Jaune. Tout est basé sur un texte ancien. Très ancien. Au fil des semaines, vous découvrirez ici une lecture progressive du Huang Di Nei Jing, à travers des extraits, des réflexions et des mises en perspective. Chaque publication s’inscrit dans une continuité.Il ne s’agit pas de lire vite, mais de laisser le texte résonner. Belle lecture. Emmanuelle pour Le Koissa MTC   Previous Post All Posts HDNJ Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing 16 April 2026/No Comments Sommaire – Lecture du Huang Di Nei Jing Voici le point de départ d’un long travail de lecture du classique… Read More

L’élément bois en médecine traditionnelle chinoise

Ça y est c’est le printemps! Nous sentons en nous cette énergie qui nous pulse, nous grandi. On a envie de sortir, d’être dehors, de profiter du jour. A la maison, on range, on trie, on vide, on fait de la place. Les araignées ont travaillé tout l’hiver dedans il est temps de dépoussiérer et de remettre tout ce petit monde dehors. Personne ne veulent plus mettre de veste. On attend la plage. Pendant ce temps, on calcule, établit des projets. L’année est bien commencée, l’herbe monte à vu d’œil, le soleil monte dans le ciel et nous réchauffe de plus en plus. Oiseaux, chenilles, lézards, les sauterelles, tout le monde sort le bout de son nez. Article en cours d’élaboration

L’élément Eau dans la médecine traditionnelle chinoise.

L’élément Eau est l’élément associé à l’hiver, au froid, au noir, au besoin de se rouler dans une couverture devant un feu de cheminée, une tasse de thé dans la main… Vous voyez vous dans cette image? En hiver nous avons tous ce besoin de régénération, de se recroqueviller, d’hiberner dans la chaleur de nos foyers. Nous prenons soin de nous, de notre entourage. Nous mangeons un peu plus gras, chaud, de bons petits plats qui tiennent au corps. C’est la saison des raclettes et autres concours de tartiflette arrosés au vin blanc (avec modération, la famille et les amis). Nous fermons les volets tôt afin de garder la chaleur dans nos maisonnées. C’est la période des pilou-pilous, plaids, et bouillottes. Entre le jour le plus court et le jour de la reprise discrète de la croissance du soleil, nous avons gâté les enfants de jouets, puis fêté la nouvelle année solaire. Janvier est un peu long à passer mais on y arrive entre 2 gâteaux des rois et une frangipane en allant souhaiter la bonne année à nos aïeux. Nous écoutons leurs histoires d’une autre époque. Ils nous la racontent avec une petite nostalgie, on s’y croirait presque! Voici l’ambiance de l’hiver, de l’élément Eau. Où on est rassemblé au plus profond de notre histoire, de nous même, près de notre foyer, ce feu protecteur et réchauffant. L’élément Eau est associé aux reins, droit et gauche, car dans la tradition chinoise, il y a le feu familial, des origines, je dirai, grossièrement. On doit le préserver. “Couvre toi les reins”, “T’as les reins dehors”, on attrape vite froid par un courant d’air sur les reins. Il m’est arrivé par grand froid, de mettre mon écharpe autour de mon jean’s pour me faire une seconde couche de protection autour des reins, pas vous?