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Emmanuelle Almeras (Le Koissa)

Émotions, saveurs, organes : une logique de correspondances

Une grande partie du chapitre peut dérouter le lecteur moderne, parce qu’elle enchaîne les correspondances : directions, saisons, saveurs, organes, couleurs, sons, émotions 🔗.

Si on lit cela trop vite, on peut avoir l’impression d’une liste étrange ou arbitraire.

Mais on peut aussi l’aborder autrement : comme une cartographie des résonances du vivant 🗺️.

Le texte ne dit pas seulement qu’il existe des éléments séparés. Il montre qu’ils se répondent.

Un climat influence 🌦️. Une saveur agit 🍋. Une émotion oriente 💭. Un organe ne se comprend pas isolément, mais dans un réseau de liens.

Il ne s’agit donc pas de dire, de façon mécanique : “telle émotion = tel organe”. Ce serait beaucoup trop simpliste.

Il s’agit plutôt de reconnaître des affinités, des directions, des manières de résonner.

Par exemple, certaines colères donnent vraiment la sensation de monter ⬆️. Certaines inquiétudes nouent ou encombrent le centre 🌀. Certaines tristesses resserrent le souffle 🌫️. Certaines peurs figent ou font descendre d’un coup 🫥.

Là encore, le texte ne force pas à penser en cases. Il invite à observer les liens entre le corps, les états intérieurs et l’environnement.

La question n’est pas seulement : “qu’est-ce que je ressens ?”

La question devient aussi : comment cela agit-il en moi ? dans quel sens cela m’emporte-t-il ? qu’est-ce que cela mobilise, serre, épuise ou disperse ?

Cette logique des correspondances peut paraître lointaine au départ. Mais quand on la lit sans la raidir, elle devient très humaine.

Elle nous rappelle que nous ne sommes pas faits de compartiments étanches.

Nous sommes faits de liens 🤝.

Emmanuelle

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