Les saisons vivent aussi en nous
Dans ce chapitre, l’être humain n’est jamais pensé à part du monde.
Le ciel, la terre, le vent, la chaleur, l’humidité, la sécheresse, le froid : tout cela n’est pas seulement autour de nous. Tout cela nous traverse aussi ☀️🌬️💧❄️.
C’est une idée très ancienne, mais finalement très concrète.
On ne vit pas de la même manière en plein mois d’août 🌞 et au cœur de l’hiver 🌑.
Nos envies changent. Notre rythme change. Notre tolérance, notre énergie, notre manière de manger, de dormir, de sortir, de parler, de nous recueillir changent aussi.
En été, on a souvent envie d’aller dehors 🚶♀️, de voir du monde, de bouger davantage, de manger plus léger 🍉, de prolonger les soirées.
En hiver, au contraire, beaucoup ressentent le besoin de chaleur 🫖, de rythme plus calme, de nourriture plus contenante, de sommeil plus profond, de retrait relatif.
Le chapitre nous rappelle que l’équilibre ne consiste pas à vivre toujours de la même façon.
Il consiste peut-être plutôt à répondre avec un peu plus de justesse à la saison que l’on traverse 🍃.
Résister en permanence au climat, au rythme du jour, à la fatigue réelle, à la chaleur réelle, au besoin réel de récupération, finit souvent par se payer.
Cela n’a rien de rigide. Il ne s’agit pas d’obéir à une règle extérieure.
Il s’agit de retrouver une forme de sensibilité.
Sentir qu’un corps en plein été n’appelle pas exactement la même chose qu’en automne 🍂.
Sentir que certains excès passent mieux à une saison qu’à une autre.
Sentir aussi que vivre contre le rythme du monde demande toujours plus d’effort que vivre un peu avec lui.
C’est sans doute l’une des grandes leçons de ce texte : nous ne sommes pas séparés du vivant. Nous en faisons partie.
Emmanuelle
Je poursuivrai ce chemin la semaine prochaine, avec un autre passage du chapitre 5 et la même envie : rendre ce texte ancien un peu plus vivant, un peu plus proche.